Banc

Assise sur ce banc
J’attends
Le banc est cette invention
Qui te rappelle que le temps
Existe vraiment.
Les gens défilent
Et vers eux mon regard fil
Et enfile le mépris
Qui lui appartient.

Y’a eu ces trois filles
Qui m’ont arrêté
Pour me rappeler qui j’étais
On s’est embrassé
Échangé quelques sourires
Puis on s’est séparé sans mots dire
Pour maudir la solitude qui nous fait
Car en vrai on se sent seul
Même en étant entouré.
Je me suis retrouvée des minutes après
Assise sur un banc
Sur le quel forcément
Bien des histoires on été moulé.
Je scrute
Je scrute et attend
Je me permet d’avoir peur à chaque fois que je sens
Derrière moi un passant
Du sexe oppressant
Opposé…
C’est navrant, Comment
On arrive plus à ce faire confiance
Comment chaque jour s’accroît notre méfiance
Comment cet homme, n’a plus droit à mon indulgence.
Comment de moi en moi je le comprends
Et envers moi, peut-être me méprend.

Tous dans le même tas
La vie est une succession de cas
D’humeur vif, lass
Et hélas
Elle est surtout voilage de face.
En face de moi,
Je vois, de la matière qui se mue et une autre qui se mouvoi
Et derrière moi, Je sens
Ce qu’aucunement ne perçois
Et la peur aisément afflu en moi
La peur de cet inconnu derrière moi
La peur de ce qui ne confrote pas mes yeux
Mais mon coeur
La peur de Dieu
Envers qui je me leurre.

Laisser un commentaire