À l’âge adulte

Un enfant dans le monde arabo-musulman c’est un atout qu’offre le temps, un moyen de remplir son temps, de se distraire, une ode à l’imagination.

En mécanique et un peu partout en science exacte, il y a une méthode qui permet la simulation du comportement des matériaux…
Méthode des éléments finis qui se base sur le fait de définir au préalable des limites et autres données que le matériau doit respecter dans son itinéraire tout en s’adaptant aux contraintes qu’on lui impose…

Les gens se marient, et puis s’ennuient parce que le mariage est la plus part du temps, une nécessité qu’impose la société et très peu de fois un bonheur sainement partagé.

Ça n’épouse pas l’être aimé mais l’être qui a su céder et qui peut aider à la libération.

Au fil du temps et parfois même pas, ça ressent le besoin d’avoir des enfants, pour solidifier le couple, pour passer le temps, pour faire comme les autres, tout en espérant que le tracé de leurs légitime rejetons soit comme ils l’ont toujours imaginé.

Ça commence donc à simuler le tracé que leurs mômes vont avoir, où ils vont finir et surtout ce que les gens vont en dirent.

Comme en mécanique ils vont les soumettre aux lois finies, définies par leurs envies sans prendre en considération les contraintes de la vie, les circonstances, les souhaits, les aspirations et les désirs de ces enfants qui maladroitement essayent d’être ce qu’ils sont.

Les schémas se dessinent en forme de mailles, ces mailles qui sont les entrailles de ces gosses qui font de leurs mieux, en souhaitant être ailleurs, mais il ne s’agit pas de ce qu’ils veulent car leurs vies appartiennent aux ventres d’où ils viennent et ils doivent leurs êtres redevables quoi-qu’il advienne.

Ils essayent de s’adapter aux contraintes extérieurs et aux limites qu’on leurs impose, Ils essayent mais ça ne fait que rendre leurs vies moroses, ne sachant pas aller de l’avant, ils tournent en rond, les limites sont pour leurs parents une satisfaction, la voix de la raison à suivre sans contestation, pour eux ils sont ce qui les empêchent d’avancer selon leur propre tracé, tout simplement.

En science exacte quand le matériau ne répond pas au mécanisme qu’on lui impose, on en prend exemple, on en tire des conclusions et on essaye de faire autrement, de lui imposer d’autres contraintes mais jamais d’autres lois ou d’autres finalités, chose qu’on ne peut appliquer sur le courant de la vie car les contraintes dans l’existence réelle, ne dépendent pas de nous.
Un enfant dépend d’un tout
Un enfant ce n’est pas un matériau, sa vie n’est pas une science exacte et son tracé doit être libre de toute limite pour qu’il puisse mieux s’adapter aux contraintes et voir la lumière là où vacille son cœur.

« À l’âge adulte »

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